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Histoire de Hières-sur-Amby

Répartie entre la plaine alluviale du Rhône et le plateau de Larina, Hières-sur-Amby offre une histoire riche et variée. Reconnue pour sa richesse archéologique, la commune présente une diversité paysagère accompagnée d’une flore et d’une faune exceptionnelles.


Une histoire à travers les âges

Occupation ancienne

Le plateau de Larina est occupé presque sans discontinuité du Néolithique au début du Moyen Age. Il était situé à un emplacement stratégique dominant la vallée du Rhône et contrôlant une des rares voies de pénétration à travers le plateau calcaire.

Les fouilles ont mis en lumière un ensemble de bâtiments reparti sur 5 ha datés du IVème au VIIIème siècles après JC. Les premiers bâtiments sont des constructions légères (torchis et chaume) associées à une petite carrière de lauze.

Cette première phase d’occupation, burgonde, a rapidement laissé place à un groupe d’habitations modestes et dispersées complété par un vaste bâtiment de stockage et des ateliers, suggérant ainsi des activités variées. Une première nécropole est installée sur la colline de la Motte surplombant les bâtiments et comportant des tombes en pleine terre et en coffres de lauzes.

L'ensemble a évolué jusqu’au VIème siècle après JC et semble être un petit établissement dirigé par un régisseur et assujetti à une grande villa dont le plan fait penser à une construction gallo-romaine. Cette exploitation a, en partie, été détruite et remplacée par une villa construite, elle, entièrement en pierre (murs et couverture) et occupée par la nouvelle aristocratie mérovingienne. Ce bâtiment s’agrandit au fil des siècles (entre le VIème et le VIIIème siècles) pour atteindre la surface de près de 1000 m2 obéissant à un plan complexe, résultante des agrandissements successifs.

Ce type de construction en pierre se rattache à l’habitat rural et traditionnel local. Des bâtiments proches de cette grande villa concentraient les activités économiques autour de la culture (céréales, vigne..) et de l’élevage (moutons, chèvres, volailles, porcs…). Le personnel lié à ces activités pourrait avoir été logé dans des cabanes de pierres sèches situées à l’autre extrémité du site. Une église entourée d’une importante nécropole était localisée entre ces deux zones d’habitat. Il suscite un intérêt archéologique dès le XIXème siècle.

Classé Monument Historique depuis 1983, il se visite librement. Le Musée-Maison du Patrimoine, situé au coeur du village, dévoile l’histoire de cette occupation à travers son espace d’exposition consacré aux découvertes de l’ensemble du territoire de l’Isle Crémieu. La mosaïque de milieux naturels, formée par le site de Larina, le lac et la tourbière de Hières, constitue un patrimoine naturel d’exception classé Espace Naturel Sensible.

Paroisses

En 1291, le nom de la paroisse de Hières apparaît dans un acte de vente. Vers 1300, deux paroisses sont mentionnées, celles de Saint Etienne et de Marignieu, avec deux hameaux formés autour de ces églises. Puis, d’autres habitations se groupent à l’abri de la maison forte et dans le hameau de Bourcieu. Peu à peu, la vie se cristallise sur le bourg de Hières. En 1172, l’église Saint Pierre de Hières est une dépendance de l’abbaye de Saint Chef. En 1779, un devis de réparations indique que l’église étant en trop mauvais état et trop petite pour accueillir tous les fidèles, la nef, le choeur, la sacristie et le clocher devront être détruits pour être reconstruits. Seules les chapelles latérales du XVème siècle sont conservées. En 1844, 1873, 1877, 1885 et 1923, des travaux sont réalisés conduisant à l’aspect actuel de l’église.

Avant 1655, l’église de Marignieu disparait au profit de celle de Sainte Colombe de la Brosse, sur la commune de La Balme les Grottes. En 1720 , l’église de Saint Etienne n’est plus qu’une ruine et depuis plus de 30 ans, aucun office n’y était plus célébré, les cérémonies ayant toutes lieu en l’église de Hières.


Maison forte

 

La maison forte installée sur une butte surveillant le val d’Amby a brûlé sous la Révolution, au moment de la « Grande Peur ». Il est donc difficile d’imaginer son aspect ancien. Restaurée plusieurs fois, elle se présente aujourd’hui comme une imposante demeure carrée située au dessus d’une terrasse ombragée.

Dès 1105, une famille noble du nom de Hières est connue dans le diocèse de Vienne et un certain Louis de Hières a combattu à Marignan en 1515. A la fin du XIIIème siècle, le château appartient à Humbert de Hières, écuyer, qui prête hommage au seigneur de la Tour « pour sa maison forte et tour de Hières et tout ce qu’il possédait au Fort de Hières ». Au XVIème siècle, elle apparait comme étant la propriété d’un noble nommé Jean Pellerin puis au chevalier Alexandre de Vallin en mai 1680. Puis elle est un temps domaine de la famille de la Poype.

XIXème et XXème


Le recensement de 1866 mentionne le chiffre important de 894 habitants. Ensuite, on assiste à un exode rural important du fait du morcellement des parcelles agricoles et de la baisse du trafic fluvial.

En 1954, on ne compte plus que 563 habitants.Le Rhône tenait une place très importante dans la vie de la commune avec le port du Noyer et celui de la Bruine. Une grande variété de bateaux naviguait sur le fleuve transportant pierres, bois, céréales ou sel à la remontée, alors tirés par de lourds attelages de chevaux. Deux moulins étaient situés près du Rhône. L’eau, amené par un bief, actionnait la grande roue du moulin de la Bruine et du moulin d’Avaux, ce dernier ayant fonctionnné jusqu’en 1926.

En 1926, la « Société de la Soie de Paris » achète les batiments du Moulin d’Avaux. En 1929, l’usine de Moulinages de Chavanoz (MRC) ouvre ses portes et offre du travail à quelques 160 personnes jusque dans les années 1993-1994.

La production de chaux et de ciments dans le Val d’Amby est développée en 1893. A l’arrêt depuis 1975, les usines du Val d’Amby offrent une histoire fascinante avec la complexité de son exploitation qui répartit les différents sites le long de la vallée d’Amby : fours et carrières à Optevoz, usines de La Thuile et d’Amby et usines et entrepôts de Hières-sur-Amby. Le chemin de fer a joué un rôle essentiel dans le fonctionnement des usines avec l’utilisation de trois écartements de voie pour relier les différents sites.

 


Anecdote : Les chèvres de Larina

D’après la légende, les habitants du plateau, voyant des ennemis dans la plaine, fixèrent des torches aux cornes des chèvres afin de les effrayer. Les assaillants, apeurés par un si grand nombre de défenseurs, rebroussèrent chemin.


Documents à télécharger :

Agriculture
Routes et chemins hièrois
Les métiers de nos ancètres

Synthèse

Préhistoire Peuplement néolithique (-3000), âge du bronze, âge du fer
Antiquité Allobroges puis Gallo-romains
Haut Moyen Age Burgondes et Mérovingiens
Village Première mention en 1291 dans un acte notarié
France Rattachement du Dauphiné à la France en 1349

Géographie

La commune se trouve à la jonction de deux unités morphologiques distinctes : l'Isle Crémieu et la plaine de l'Est Lyonnais, 150 m en contrebas. Le soulèvement alpin du tertiaire a contribué à l'exhaussement et au basculement du plateau de l'Isle Crémieu, essentiellement formé de calcaires secondaires. La faille occidentale est soulignée par les falaises que contourne le Rhône. La plaine, profonde dépression entre les socles anciens du Massif central et des Alpes, peu à peu comblée de dépôts secondaires puis tertiaires, a été finalement modelée par les avancées et reculées glaciaires du quaternaire, dont la dernière phase finalisera les grandes lignes du relief actuel. La commune de Hières s'est ainsi développée sur un reliquat morainique au pied des falaises culminant aux alentours de 213 m.

Source wikipédia

Les maires

 

BILLIEZ Sébastien 1790-1791
VIDON Etienne 1791-1792
CLERC Claude 1792-1795
RIGOLLET Gaspard 1795-1797
POMET Antoine 1797-1799
DAVID Jean-Baptiste 1799-1800
CLERC Claude 1800-1813
RIGOLLET Gaspard 1813-1831
BILLIEZ Pierre 1831-1832
RIGOLLET Gaspard 1813-1831
PENET François 1832-1832
TESTE Henri 1832-1836
SORNIN Benoit 1836-1858
DELASTRE Benoît 1858-1868
ESPARVIER Jérémie 1868-1873
GUILLODON Michel 1873-1878
VIDON Stéphane 1878-1884
BERCHET Louis 1884-1888
TROILLON Joseph 1888-1896
VIDON Stéphane 1896-1912
REVENANT Pierre 1912-1915
NAPOLEON René * 1915-1917
REVENANT Pierre 1917-1919
VIDON Stéphane 1919-1920
PENET Benoît 1920-1922
PAILLIERE Jean-Baptiste 1922-1929
MICHEL Camille 1929-1943
ROUSSEL Auguste** 1943-1944
CHAPIT Joannes 1944-1944
CHRISTIN Joseph 1944-1947
JOGUET Emile 1947-1965
ODIEVRE Raoul*** 1965-1971
SABY André 1971-1975
PIN Jean 1975-1995
BLANC Dominique 1995-2008
CHOLLIER Patrick 2008- à ce jour

*Adjoint faisant fonction de maire
**Nommé par le préfet suite au décès du maire
***Adjoint remplace le maire décédé, élu maire le 23.01.1966
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